vendredi 11 janvier 2013

Les PDGs français crient "au secours"

Le PDG d'AXA est "Hollande-sceptique" (Source : La Tribune)

Dans un communiqué dans la Tribune, le PDG d'AXA Henri de Castries a exprimé explicitement qu'il était "Hollande-sceptique". Il parlait sans doute de la charge excessive sur le travail, et aussi explicitement que la France est un "contre-modèle".

Compétitivité au cœur de discussion

"Sur le plan de compétitivité, la France est loin derrière l'Allemagne; ses entreprises multinationales ne sont plus dans la court des grands". Juste quelques jours avant le rapport de Louis Gallois sur la perte de compétitivité et ses mesures drastiques pour la redresser, 98 PDGs français ont sollicité ouvertement le gouvernement de Hollande pour ses problématiques de compétitivités dans ses produits dont 58% ont les prix les plus élevés en Europe.

Cette sollicitation, qui pourrait paraître "anormale" ou "étonnante" aux yeux de certaines personnes, est assez courante en France car les grands PDGs sont presque tous issus de mêmes grandes écoles comme M. De Castries a été camarade de classe de M. Hollande à l'ENA; ou bien de mêmes ministères de l'Etat comme le PDG de Sanofi qui avait travaillé dans la ministère des affaires étrangères de Laurent Fabius.

Remèdes : pas de miracles, toujours les mêmes

Un des résultats de cette perte de compétitivité conduit à des licenciements massifs en France (PSA, SFR, Acelor-Mittal etc.) et ainsi directement à une dégradation du taux de chômage non vu depuis une dizaine d'années. 

Les remèdes ou les plaintes sur la perte de compétitivité sont toujours les mêmes : la charge sociale et les taxes assez lourdes sur les entreprises pour supporter les dépenses de gouvernement; le manque de flexibilité pour les travailleurs.

Dans le rapport de Louis Gallois, il y a eu 22 recommandations conduisant à un gain de 30Md€. Les mesures comprennent naturellement une baisse de charge sur les sociétés etc, mais aussi une éventuelle exploitation de gaz de schiste. 

Réponses de gouvernement aux compétitivités 

Le gouvernement ne répond pas à la plupart de mesures, trop de résistance pour mener à bien toutes ces mesures. (Par exemple, le Parti Vert interdit toujours l'exploitation de gaz de schiste en France). Néanmoins, le gouvernement parlait d'un crédit de taxe à la hauteur de 20Md€ pour aider les sociétés, mais ce n'est que le placebo, ce crédit ne résout pas la problème fondamental de compétitivité.

Bottom Line : Le manque de compétitivité rend les sociétés françaises moins profitables, et donc à des plans de licenciement. Le gouvernement français ne propose pas de mesures concrètes à part un crédit de taxe de 20Md€.

mardi 8 janvier 2013

comment briller lors d'entretiens, quelques conseils...

Aujourd'hui, pour réussir un entretien d'embauche, les questions du type culturel occupent une place de plus en plus importante. Par exemple, dans le métier de conseil, il y a un teste s'appelant "le teste d'aéroport", qui consiste à tester l'aspect "culture générale" du candidat et ainsi si l'interviewer peut rester avec une telle personne en attendant son avion... 

Malgré ce petit exemple peu représentatif et peu généralisable dans tous les métiers, les consignes suivantes me semblent très utiles pour réussir un entretien.

Have fun !



dimanche 6 janvier 2013

PCC : plus ouvert à la réforme, mais la stabilité est une priorité absolue


Homme ordinaire avant le Président
Depuis son arrivée au pouvoir, M. Xi Jinping essaie de montrer un homme président plus ouvert à la réforme, et plus proche de son peuple. (comme le président de la France d'ailleurs!) Des anciennes photos des 7 dirigeants sont publiées dans le journal officiel du Parti, Xinhua, montrant leur vie respective avant d'arriver sur leur poste actuel. Tout cela est un bon signe pour ce nouveau président qui a toujours le mot clé "réforme" dans sa bouche. La réforme structurelle est critique à la survie du Parti, et aussi d'autres problématiques connues comme la corruption. 

Pétition et réforme politique
Récemment, une pétition a été signée par 72 personnes, un groupe de think-tank du Parti consistant à réfléchir sur son avenir et aussi celui du pays. Ces 72 personnes ont tous un brillant background : soit ils sont des académiciens dans les meilleures universités chinoises, soit ils sont des avocats. Dans la pétition, ils parlent de la réforme, et des éventuelles révolutions qui vont avoir lieu dans le cas d'échec ou si la croissance s'arrête.

Réaction du gouvernement
M. Xi montre une certaine ouverture à cette pétition et surtout accorde l'importance à son contenu. 

Il est très déterminé dans la lutte contre la corruption, déjà dans son discours au 18ème congrès, mais aussi impliqué dans ses actions. Il laisse la liberté à certaines paroles sur internet, notamment sur le "Sina Weibo" qui est le tweet chinois. Il accorde son attention au contenu de la pétition et discute avec différentes personnes, notamment celles qui peuvent faire penser à son opposant. 

Néanmoins, il mettait la priorité à la stabilité avant tout. En effet, la Chine devrait connaître quelques années de croissance "stable", notamment pendant son mandat. Les grands défis de M. Xi seront de réduire la disparité, développer les villes dans l'Ouest du pays, proposer un environnement "vivable" pour le peuple (eau potable, électricité, hébergement etc.) Tous ces éléments, s'il y arrive, il obtiendra en effet la stabilité du pays pendant ces années de croissance. (Pour connaître en détails ses défis, voici un article sur mon blog)

Bottom line : Le nouveau gouvernement de M. Xi montre une certaine ouverture à la liberté de parole et à la démocratie, mais la stabilité est sa priorité pendant le mandat. Il serait donc peu possible qu'il fasse de réformes de structure sur la régime et le Parti.