vendredi 28 décembre 2012

You will never be Chinese - Why I am leaving the country that I loved


Récemment, je suis tombé sur un article, titré "You will never be a Chinese" écrit par un anglo-saxonne qui habite en Chine depuis 16ans, et qui sera probablement parti de Chine avec son épouse chinoise et ses enfants l'an prochain. Le titre de l'article est en effet provocateur, et cela a attiré beaucoup d'attention de Chinois, dont un nationaliste disant : Have a nice flight and please never come back here.

En effet, l'auteur tient une sorte de blog / magazine en Chine à Shanghai, qui parle un peu à sa façon. Depuis qu'il a dévoilé un peu le "secret" du Parti et la société réelle, il a été poussé à Moganshan, une ville moins développé pas trop loin de Shanghai. Ensuite, la municipalité locale l'a remercié pour son magazine et l'effet tourisme, mais l'a défavorisé malgré tout vis à vis de son concurrent local. Bref, une histoire assez compliquée "à la chinoise".

La vie en Chine pour un étranger est en effet moins facile qu'avant. La Chine a connu surtout les étrangers ayant les caractéristiques de "yeux bleus et d'un grand nez", le type de businessman. Aujourd'hui, les étrangers en Chine sont plus diversifiés : les étudiants surtout, les journalistes, les hommes d'affaire, les hommes de culture, les scientifiques etc... Pourtant, la plupart de Chinois pensent toujours que les étrangers sont tous pareils (même pour les étudiants), et parfois riches, supérieurs.

D'autre part, comme indiqué dans le discours de Xi Jinping, la Chine n'est rien d'extraordinaire que de retrouver sa position suprême comme dans l'histoire. Il l'appelle "Chinese dream". Il faut avouer que, de ce que je me souviens, les étudiants chinois sont éduqué dans une idée et logique assez nationaliste : la Chine devrait être supérieure comme dans son histoire, les Chinois sont plus travailleux et plus intelligents. (alors que l'on arrête de nous dire que nos voisins japonais ou coréens sont meilleurs que nous dans leur racine de culture.)

Les deux facteurs ont fait que la vie pour un étranger en Chine est de plus en plus compliquée : les opportunités sont plus rares à cause d'une économie ralentie, les Chinois connaissent de plus en plus les étrangers, surtout leur façon de business, les jeunes chinois sont plus agressifs dans l'idée de trouver sa position qu'il devrait occuper etc. 

Malgré ces faits, je pense personnellement qu'il y a toujours une place pour tout le monde quelque soit son origine en Chine. Les seuls facteurs déterminants devraient être les caractéristiques d'une personne : plus travailleux, plus ouvert, plus aisé dans la relation, et parfois un peu maline. 

En résumé : beaucoup d'opportunités dans le business ne sont pas à la portée des étrangers en Chine à cause de la politique gouvernementale, mais chacun a sa place s'il s'adapte à la situation et fait ses efforts.

La Chine, vers une économie de consommation


Cette photo, prise dans la ville Ordos, n'a rien d'extraordinaire à la première vue. Cependant, c'est bien dans cette ville Ordos en Mongolie interne que l'on appelle désormais la ville "fantôme" car la ville a tout ce qu'il faut pour être une grande, elle n'attends que ses habitants.

La Chine, après des années d'investissement massifs dans toutes les régions, devra connaître une nouvelle économie basée sur la consommation interne des habitants sous la direction de M. Xi Jinping depuis 2013. Le graphe suivant est très intéressant, à partir de 2009 et aussi sous le contexte d'une crise économique mondiale, la Chine a vu une nette diminution de contribution "exportation" dans la croissance de son PIB. Depuis cette date, le PIB est essentiellement soutenu par un investissement de la part de gouvernement central et local à la hauteur de 50% (ou presque). Une monnaie qui est ré-évaluée sous la pression des USA et de pays développés, une main d'oeuvre coûte de plus en plus cher.



En 2013, la croissance estimée à 8%, un peu inférieur par rapport à l'ère de Hu Jintao, mais une croissance plus verte surtout soutenue par une consommation interne, promise par M. Xi Jinping, le nouveau dirigeant du pays. Quelques défis économiques comme :

  • l'établissement de la sécurité sociale et le régime de retraite pour pousser la consommation car les Chinois épargnent presque 60% pour couvrir les risques de santé et la retraite.
  • une absorption de ce sur-investissement : par exemple, le tunnel sous la mer à Qingdao pour relier une île à le plus grand pont dans le monde, est ce nécessaire? les autoroutes construites où il n'y a peu de voitures à cause de tarifs trop élevé etc.
  • risque de l'immobilier conditionne aussi la dépense de Chinois et aussi la santé financière du gouvernement local
En résumé : après le "low-hanging fruits", la Chine doit se transformer en un pays de consommation pour soutenir sa croissance, c'est un des grands challenges pour le gouvernement de Xi Jinping.

lundi 24 décembre 2012

L'argent de peuple, Yuan, est sous-évalué?






Question : Est-ce que le "Yuan" ou "RMB" est sous-évalué?

Récemment, un graphique du magazine "The Economist" m'a interpellé sur cette question. La méthodologie utilisée et le raisonnement logique utilisé est très simple, je voudrais partager avec vous.

Si vous regarder le graphe suivant donnant le prix d'un "Big Mac" dans chaque pays, vous avez découvrir en effet le prix est différent selon les régions. Les barres représentent le pourcentage de prix par rapport au prix référentiel aux USA. Les barres vers droite sont les prix plus chers, comme en Suisse; au contraire, les barres vers gauche sont les prix moins chers, comme en Inde ou en  Chine.

Selon le graphique, le prix d'un Big Mac en Chine est de l'ordre de 2,44$ alors qu'aux USA, il est à 4,2$. Il en tire une conclusion que le "Yuan" est sous-évalué de 60% alors que l'hypothèse de base du taux de change consiste à équilibrer le prix du même produit dans le panier de consommateur dans chaque pays.



Cela m'interpelle parce qu'en Chine, le prix de matières premières, et de main-d’œuvres sont moins chers qu'aux USA, cela pourrait expliquer pourquoi le prix est moins bas, autrement dit, le raisonnement est biaisé puisque le niveau de développement de chaque pays est différent. J'ai donc continué ma recherche sur internet et j'ai trouvé cela :

En effet, ce graphe est plus représentatif car il prend un autre facteur en compte : le PIB représentant naturellement le niveau de développement de chaque pays. Il est facile à constater dans le graphe à gauche que le prix de Big Mac est lié au niveau de PIB de chaque pays, il est donc normal pour la Chine, un pays en voie de développement d'avoir un prix plus bas.

Prochaine étape consiste donc à ajuster le prix de Big Mac en projetant le niveau de PIB de la Chine à celui des USA, ce qui représenté par le cercle rouge dans le 2nd graphe. On voit que le prix est presque pareil en Chine qu'aux USA; et le "Yuan" est presque évalué à son juste niveau.

Résumé : The "Big Mac" index prenant en compte le niveau de PIB est un indice juste, démontrant que "Yuan" est à son juste niveau par rapport au dollar.

vendredi 21 décembre 2012

La Chine et l'Inde représente : un marché de 10 trillion de dollars


En résumé : en 2020, la consommation annuel des Chinois représente 6 trillons de dollars alors que celle indienne représente 3,6 trillons de dollars.

Un rapport de BCG titré "The $10 Trillion Prize" a attiré mon attention. En effet, comme expliqué dans le livre, la Chine (ou l'Inde que je connais moins bien) est toujours considérée comme un démon par les médias occidentales, de telle sorte que l'opinion publique est orientée vers une Chine menaçante. Il n'est pas utile de débattre encore ici de différentes opinions sur la Chine, car il y a des excellents chercheurs, ou scientifiques français et chinois démontrant que ce n'est pas vrai.

Il est intéressant de souligner que d'un point de vue business, la Chine et l'Inde représente en 2020 un marché de 10 trillion dollars selon le rapport de BCG. De plus, d'ici 2020 il est presque certain que ces deux pays émergents n'arrivent pas à rattraper le niveau technologique que les pays développés dans certain domaines. Que faut-il se dire? Aucun home intelligent ne peut laisser passer ce type d'opportunité.

Au lieu d'accuser les pays émergents ayant pris les emplois de USA ou de l'Europe (ce qui n'est pas tout à fait vrai car la Chine commence à délocaliser aussi dans les pays encore moins chers), il sera plus intéressant de se focaliser sur ces opportunités de business, comme : 
  • Quels sont les futurs besoins de la Chine et de l'Inde?
  • En 2020, quelles sont les technologies avancées que les deux pays ne sauront pas encore acquérir?
  • Y a-t-il des opportunités de développer un marché mondial si l'on parle aussi de l'Europe et des USA?
Ce sont de bonnes questions à se poser, et je pense que l'homme qui a les réponses de ces questions saura partir plus vite que les autres en 2020, ou même avant.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.



jeudi 20 décembre 2012

Innovation et business



Résumé : Vous pouvez avoir le meilleur produit du monde, mais c'est égal à zéro si vous n'en vendez pas.

James Dyson a abandonné sa meilleure innovation d'une machine à laver avec deux tambours tournant à contre-sens pour simuler le mouvement de mains. Sur le plan d'innovation, c'est un excellent produit, mais sur le plan business, c'est juste un échec. Il peut toujours solliciter les investisseurs pour soutenir son projet, mais il a finalement décidé d'abandonner. "Le volume devrait être beaucoup plus important pour soutenir la rentabilité de ce projet", dit-il.


La capacité d'innovation en France ne pose aucune doute, mais avant d'aller dans une innovation éventuellement très coûteuse, on devrait se poser plusieurs questions "business".

Premièrement, comment définir proprement le prix de ce nouveau produit? A cela, les avantages, atouts, ou inconvénients de ce produit par rapport au concurrent doivent être soigneusement étudiés. Est-ce qu'un client se plaint de sa machine puisque sa chemise n'est pas proprement lavée, ou l'attente de client est plutôt la consommation ou la durabilité de la machine.

Secondement, la stratégie des concurrents doit aussi être étudiée. Est-ce facile pour nos concurrents de faire la même chose, ou comment ils vont réagir suite à l'introduction plus simplement? Il semble que dans notre cas, ils n'ont pas suivi l'innovation de Dyson probablement pour le coût d'innovation et de production élevé; et aussi ils ont l'avantage de regarder la réaction du marché par rapport à nous.

Dernièrement, une stratégie à long terme. Dans l'industrie en général, nous avons toujours besoin du volume pour soutenir un coût fixe assez élevé. Une vision à court terme nuit dans ce sens à une stratégie à long terme. Cela exige une étude de marché, et d'attente client très précise, et plutôt un bon sens de business pour continuer, le plus bel exemple est la voiture hybride de Toyota : Prius.

Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas à en laisser.



mercredi 19 décembre 2012

Quel sera le prochain grand export de la Chine vers le monde?

La réponse est "venture capital", étonnant? Et de plus, ce "venture capital" pourra apporter plus de choses à des PMEs et PMIs en Europe et aux USA.

Plusieurs exemples : 

Les entrepreneurs sino-américains ont commencé à investir massivement dans les start-up en "Silicon Valley" aux USA. Les profils de ces entrepreneurs ou investisseurs sont souvent ceux qui y ont été pour les études et le travail, et qui sont par la suite retournés en Chine. Ils connaissent ce domaine, les produits, le marché, ils minimisent les risques. De plus, ils comptent de tester les produits en Chine, encore un coup gagnant.

Westsummit Capital, un fond d'investissement créé par le gouvernement chinois, dans le but d'investir à l'Occident comme indiqué le nom. Comme c'est une structure appartenant au gouvernement, les domaines d'investissement sont non seulement ciblés (énergie, télécommunication etc.), les relations entre les start-up et le gouvernement sont facilitées. Il est connu que si vous n'avez pas de relations en Chine, vous ne pouvez croître rapidement. Et si quelqu'un vous aime, pas tant de bureaucratie en Chine.

Bien sûr, si vous y connaissez rien, l'investissement sera hasardeux, et par conséquence non rentable. Donc, un profil qui connaît non seulement les domaines techniques, mais aussi le marché potentiel est bienvenue. Il y a donc des opportunités pour tout le monde.

Bottom line : La Chine commence à investir dans les petites sociétés innovantes en Europe et aux USA, vous devez connaître les deux parties pour que le projet soit profitable.