dimanche 7 mars 2010

20 millions voitures en 2020 et le défi pour la Chine


La voiture a encore du long avenir en Chine.

M. Ouyang Ming-Gao, (membre du comité de la CCPPC et président du département automobile en TsingHua), prévoit un volume de vente de 20 millions voitures en 2020 sur le marché chinois, qui est devenu déjà en fin de 2009 le premier marché mondial en dépassant celui américain.

La conclusion s'est basée sur la constatation : nombre de voitures par mille habitants. Le chiffre est égal à 750 aux Etats-Unis, 650 au Japon, 500 à 600 en Europe. Pour la Chine, le chiffre reste malheureusement à 100, et de ce fait, le marché a un encore un grand potentiel dans les années à venir.

Si l'on admettait un niveau assez modeste pour les chinois, par exemple, 300 voitures par mille habitants, on atteindrait déjà 50 millions voitures sur une base de population actuelle. On dirait finalement 20 millions voitures potentielles à court terme.

La croissance rapide du marché automobile pose de gros problèmes à des métropoles chinois comme Shanghai, et Pékin. A Shanghai et Pékin, plusieurs mesures sont prises pour régler le trafic aux heures du travail. Par exemple, interdiction de circulation pour les plaques d'immatriculation venant d'autres régions à Shanghai ou à Pékin. L'urbanisme devient donc un frein majeur pour soutenir la croissant de ce marché.

Ensuite, la dépendance au pétrole, et la consommation de plus en plus importante. Petit calcul : pour faire rouler 20 millions voitures, il va falloir 5 tonnes du pétrole en 2020. Et la production interne du pétrole de la Chine, devinez combien cela atteint? 2 tonnes, et la moitié de la production viendra donc de l'étranger que de la Chine.

Que pensez vous, restera cela un vrai frein pour le développement de l'automobile en Chine?

Les constructeurs veulent partager davantage leur coût de développement

En marge du salon de l'automobile à Genève, les présidents de deux groupes automobile ont déclaré que les synergies dues à une coopération capitalistique n'étaient pas identifiées, et cette déclaration a enfin mis à la fin tous les doutes des investisseurs, et l'action de PSA a vu 2% à la hausse en fin de la clôture de CAC40 à Paris.

Néanmoins, les deux constructeurs continuent à collaborer dans leurs gammes de complémentarité, par exemple, PSA compte sur Mitsubishi pour 4*4, et la voiture électrique, le dernier compte sur PSA pour récupérer les petites voitures essence. (Exemple, 1007 a connu un vrai succès au Japon, pourtant, ça a été un flop en France)


Egalement pour l'autre constructeur dirigé par Carlos Ghosn, selon qui les clients mettent moins d'attention sur le "sous-capot" par rapport au style de voiture, ou leurs fonctionnalisés. Cela est surtout appliqué dans le cas du salon, la voiture "haute gamme" de Nissan "Infiniti" a désormais un coeu de Renault, un moteur Diesel V6.

Depuis quelques années, Renault et PSA ont déjà appliqué plusieurs mesures afin de réduire davantage le surcoût de développement en automobile.

Renault profite de son collaborateur japonais pour acheter des pièces moteurs communes. PSA développe des projets moteurs avec Ford, BMW.

Est ce bien le futur modèle de développement pour des constructeurs? On aura peut être un moteur Ferrari sur un voiture française?